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Les Blues Brothers

Passer un été 80’s movies sans parler des Blues Brothers , ce serait un peu comme renier l’importance du synthétiseur dans cette décennie fluo. Basé sur les personnages et le groupe de Rythm and blues créés pas Dan Aykroyd et John Belushi pour le Saturday night live, voilà un film qui peut se regarder des dizaines de fois et en devenir encore meilleur. B.O. inégalable, situations insensées, irrévérencieux au possible, « ladies and Gentleman, it’s the bluuuuues brothers ! ».

blues brothers critiqueSynopsis : Dès sa sortie de prison, Jake Blues est emmené par son frère Elwood chez Sœur Mary Stigmata, qui dirige l'orphelinat dans lequel ils ont été élevés. Ils doivent réunir 5 000 dollars pour sauver l'établissement, sinon c'est l'expulsion.Il leur vient une idée, réunir leur ancien groupe pour lever des fonds.

Si on devait résumer ce film en un mot ce serait sans doute « burlesque ». Les blues brothers est un pur film burlesque avec ses deux héros mal assortis, un grand maigre calme, un petit gros sanguin, chapeaux vissés sur la tête, on pense d’emblée à Laurel et Hardy, en plus moderne. Collez-leur les flics aux fesses, et voilà Chaplin qui s’invite. Sans compter le décalage complet entre leur comportement incohérent par rapport au monde normal qui les entoure. Des explosions d’hôtels au bazooka en passant par une illumination divine (« Do you see the light ? »), jusqu’à la blues-mobile volante, on franchît même parfois la limite qui sépare le burlesque du pur cartoon.
blues brothers critique
"YES ! I HAVE SEEN THE LIGHT !!"

Qui dit burlesque dit rythme, et de ce côté c’est bien chargé aussi. Rarement un film aura autant collé le pied au plancher (littéralement) du début à la fin. Le principe de course contre la montre pour récolter à temps et apporter à Chicago l’argent de l’orphelinat fournit à John Landis le prétexte à lâcher les chevaux et tout casser sur son passage. Littéralement tout casser. On ne sait pas pour vous, mais la scène de course poursuite où des bagnoles défoncent tout dans un centre commercial, est dans notre panthéons des moments les plus jubilatoires du cinéma. Ex aequo avec la course poursuite finale dans les rues de Chicago. Allez vite et tout pêter voilà la seule et brillante idée de mise en scène des Blues Brothers.
blues brothers critique
La scène qui redéfinit le niveau de jubilation au cinéma.

Cette mise en scène cartoonesque à 100 à l’heure ne serait que gesticulation sans LA bande originale de la décennie. James brown, Aretha Franklin, Cab Calloway, John lee Hooker, Ray Charles (très doué au revolver) sont tous là pour doper le film en groove attitude. Les blues brothers est à n’en pas douter l’une des meilleures comédies musicales existantes, tant il est impossible de ne pas se lever de son canap’ pour danser. Que ce soit « Shake your tailfeather », « respect » ou « The Old Landmark », découvrir autant de punch et de coolitude pour la première laisse un souvenir indélébile. Peu de films musicaux ont un liste de guest stars et une partition aussi béton.
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I need you you you youuu !

Comme tout travail d’orfèvre, cette comédie débridée cache un trésor insoupçonné. Sous les blagues et le groove se cachent en effet une critique féroce du show business et de la société. Le groupe des blues brothers représente la passion de la musique, la générosité, l’authenticité artistique qui butte contre le capitalisme. Que ce soit le fisc qui veuillent fermer un orphelinat non rentable, les anciens musiciens devenus cuistots/serveur ou orchestre pour vieux (« Murph and the magic Tones » ) le film montre que la vie de bohème n’est pas rose. Il suffit de voir le taudis dans lequel vit Elwood pour le comprendre. Un message qui fait écho aux vraies conditions des artistes de blues ramenés sur le devant de la scène grâce au film. Avec l’arrivée du Disco et du glam rock, Aretha Franklin, Ray Charles et james Brown, galérait sévère depuis la moitié des 70’s. Cette quête de liberté mènera tout le monde en prison. Seul endroit on on est libre de reprendre Jailhouse Rock en mode Big band. Ô ironie.
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Meilleure version de "Jailhouse rock" de tous les temps. Voilà, c'est dit !


Ridiculisant les nazis, les rednecks, la police, le show biz, les blues brothers est un film de sale gosse. Un film qui emporte tout sur son passage dans une bonne humeur musicale irrévérencieuse contagieuse et imparable. Chargé d’un message faussement superficiel, il rend aussi  hommage aux héros oubliés. Ceux du blues, mais aussi aux artistes en général. Dont John Belushi fera tristement partie, victime de ses excés peu après. So long Jake.

Pr Wicked

 

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Un film de John Landis
Avec Dan Aykroyd, John Belushi

Tag : comédie musicale, comédie, blues


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