Alice au pays des merveilles

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A peine un an après la sortie du très rentable Cendrillon, Walt met en chantier un projet de longue date. Dedans on y parlera d’une enfant qui en prenant différentes substances perçoit des choses bizarres. Le premier film sur la drogue en somme.

Un peu d’histoire pour frimer en société :
En 1921 alors âgé de 21 ans, Disney adapte une première fois le livre de Lewis Carroll’s (Alice’s Adventures in Wonderland et Through the Looking-Glass) dont il est déjà fan. Ce pilote donnera naissance aux Alice Comedies (1924-1927), qui permirent la création des tous premiers Disney Bros Studios qui deviendront les Walt Disney productions. Le film aura une animation moins sérieuse que Blanche neige ou Cendrillon, pour coller à la folie et à l’humour du roman. Bien que la guerre soit finie et les ventes à l’ international repartent, le film est un semi échec avec $2.4 million de bénéfices pour un budget de 3 millions. La faute à un ton psychédélique loufoque trop en avance sur son temps.

Alice_comedies disney

Et oui, on mettait déjà des humains dans des dessins animés en 1921

Pourquoi il faut le voir :

Parce que c’est un film de drogué. Un chat volant invisible, une chenille qui fume, des jumeaux attardés, un chapelier fou… Et tout ça après avoir mangé un space cookie qui fait rétrécir pour passer les portes de la perception… Avouez quand même qu’Alice c’est un peu une junkie !

Parce que c’est le plus original. Parmi les classiques du studio encore aujourd’hui, ce film est de loin le plus riche à tous les niveaux. Profusion de personnage, imagination débridée, mélange de styles de dessins, alternance de rythme. Autant de facteurs qui font qu’encore aujourd’hui Alice est parmi nos préférés.

Pour la reine de cœur. Ta culture n’est pas complète si tu n’as jamais entendu cette vieille folle hurler « QU’ON LUI COUPE LA TÊTE ! ». Ses soldats de cartes sont mythiques, jouer au croquet avec elle est unique, et son tribunal est traumatisant.

Parce qu’il t’apprend que ça ne sert à rien de chouiner. La preuve si tu pleures trop, quand tu deviens minuscule tu te noies dans tes propres larmes. CQFD. Alice apprend vite la leçon et après quelques substances particulières, elle n’en n’a plus rien à foutre de rien. Une sublime leçon de vie !

Alice au pays des merveilles critique

La scène culte :
Incontestablement le non anniversaire chez le lièvre de Mars et le chapelier Fou. Caser un tel sommet d’absurde et de non-sens dans un cartoon, c’est juste formidable. Il y a sur cette table 3000 idées au cm carré, sans compter que c’est là qu’Alice retrouve une taille géante dans la maison. De la folie de l’absurde, du surnaturel, et même une chanson devenue classique. Allez tous ensemble : « Uuuuun Joyeux non anniversaire ! A vous ! A moi ! »


On a beau le voir et le revoir, Alice au pays des merveilles ne nous lassera jamais. Complétement barré, idéal pour la famille tout comme pour les mecs bourrés, artistiquement passionnant, nous on l’adore. Sur ce on reprend des petits champignons mauves. Il parait qu’ils font voir des trucs rigolos .

Alice au pays des merveilles
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