Brain dead Saison 1

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Pour les fans de fantastique que nous sommes, quand on entend Braindead on pense « singe rat », « soupe d’oreille » et « massacre à la tondeuse à gazon ». Mais ça c’est parce qu’on est fan du film gore de Peter Jackson. Evidemment cette série politico fantastique n’a rien à voir, mais n’en n’est pas moins savoureuse. A mi chemin entre « House of cards » et « V » , les créateurs de « The good wife » tirent à boulets rouge sur la politique américaine. Jubilatoire.

Synopsis : La jeune documentariste et idéaliste Laurel Healy, sœur du sénateur Démocrate du même nom est embauché au service de son frère en ces temps de pré campagne. Mais entre une mystérieuse cargaison venue de nulle part et des insectes mangeur de cerveau, la pauvre Laurel devra en fait sauver l’humanité.
Une seule explication à la montée de l’extrémisme politique actuel: des cafards de l’espace ont rampés dans la tête des puissants, et bouffé la moitié de leur cerveau. Comprenez : « il faut vraiment avoir une moitié de cerveau pour tenir des propos aussi crétin ». Trump est évidemment dans la ligne de mire, mais c’est assez universel pour fonctionner aussi chez nous avec le F.N. et autres débiles du moyen âge. Brain Dead c’est donc le poutrage de l’ignorance et de la radicalité. Tout le monde en prend pour son grade, tout camps confondus. Extrême gauche, extrême droite, quand on est intolérant on est con. Point. Le plus, si efficace c’est cette touche de fantastique qui s’ajoute à la satire politique.

Brain dead saison 1 critique

Allez vire moi ce cerveau, tu t’en sers pas de toute façon

Faire d’une invasion secrète alien la métaphore du désordre politique actuel, c’est brillant. Parce que les idées extrémistes, sont comme un virus qui se répand insidieusement dans chaque couche de la société. Manigances politiques ou manigances extra terrestre, après tout quelle différence ? On retrouve en fait le terrain déjà exploré de manière moins ludique mais tout aussi pertinente dans « V » où les lézards personnifiaient une nouvelle invasion nazie.

Brain dead saison 1 critique

Laurel a pas le béguin pour les insectes. mais elle a le Baygon… (merci, merci)

Car malgré son sujet sérieux, la série n’hésite pas à partir en sucette complète par moment, surtout à travers le petit groupe de résistant qui comptent bien déjouer les plans des cafards spatiaux. D’infiltration foireuse en interrogatoire embarrassant, ces trois là sont géniaux. Mais on tirera surtou notre chapeau au roi des enfoirés, incarné par Tony « Monk » Shalhoub, un chacal arriviste et démagogique tout à fait détestable mais irrésistible tant la caricature est juste.

Brain dead saison 1 critique

Quand tu as personne avec qui jouer au téléphone avec des gobelets

50℅ satire politique, 50 ℅ SF d’invasion alien, et parfois complètement absurde Brain dead est une analyse du monde politique actuel à travers le prisme de la SF humoristique incroyablement bien écrite. Quitte à rire, autant que ce soit intelligent, addictif non ? Par contre on vous prévient, vous ne regarderez plus les insectes ou les hommes politiques de la même manière…

Brain dead Saison 1
  • 5.00 / 6 6
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