Captain America : Civil War

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C’est encore auréolés du succès critique et public de leur « Captain America : Winter Soldier » qu’Anthony et Joe Russo dévoilent la suite des aventures du super-soldat. Vite labellisée ‘Avengers 2.5’ d’après l’ampleur du projet, cette Civil War prend vite la dimension du plus grand crossover Marvel Studio à cette date. Et ni le casting en surabondance ni la renommée du comics dont elle emprunte le nom n’ont semblé effrayer ses trublions de metteurs en scènes.

Synopsis : À force de payer dans le sang le prix de leurs batailles, les nations unies décident d’imposer aux Avengers commandement et supervision. Là où Tony Stark voit dans ces Accords l’occasion d’agir mieux et de rendre au monde les comptes dus, Steve Rogers craint l’ingérence et l’opacité des gouvernements. Nouvelles discordes et nouvelles alliances naissent alors… dans l’ombre d’une menace aux contours imprécis mais à la portée bien réelle.

Déjà à l’aise sur « Community » avec le travail choral, les frères Russo témoignent là encore d’une maîtrise impressionnante dans la mise en scène et le dosage explosif de cette rencontre au sommet.
Là où l’écueil du ‘too-much’ avait fait de « l’Avengers : Age of Ultron » de Joss Whedon le foutoir que l’on connait, « Captain America : Civil War » prend le temps d’installer ses enjeux avec prudence. Ce qui n’a d’abord l’allure que d’une lutte idéologique prend son envol dans une intrigue brillamment intimiste : les liens se tissent et se défont, les confrontations gagnent en poids. Un long fil de haines et de colères retenues finit par voir Robert Downey Jr. (au sommet du rôle), Chris Evans & Sebastian Stan en trio de tête vite rejoints par un Chadwick Boseman hypnotisant dans le costume de Black Panther, à la fois rôle-pivot, grande et belle surprise.

Captain America - Civil War critique

You sexy motherfucker !

Ni pesant ni constamment désamorcé par un humour cabotin, le film s’accorde une liberté de ton savante et salvatrice, qui rythme sans l’essouffler un récit parfois lourdement dense et surtout économe en pyrotechnie… Aux effusions bourrines, les frères Russo ont préféré les confrontations riches de sens. Par le verbe, Wanda et Vision s’explorent l’un-l’autre. Par le regard, Steve et Tony jaugent les obsessions qui les ont rassemblés hier. Qui les écartent aujourd’hui. Et par les poings, cette mêlée monumentale, effrénée, qui culmine sur une promesse tenue sur le tarmac d’un aéroport (feat un Homme-araignée, et un homme-fourmi).

Captain America - Civil War critique

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« Captain America : Civil War » recèle peut-être en fait le manifeste le plus radical à date du cinéma à la Marvel Studios : une narration entrelacée, comme une faim à combler, sur plusieurs films, jusqu’à l’indigestion. Mais qui, cette fois, régale enfin bien plus qu’elle ne voudrait à mettre l’eau à la bouche.

Captain America : Civil War
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Comments (1)

  • Aragnock says:avril 26, 2016 01:18

    Je ne pensais pas y aller mais maintenant oui. :3 Merci beaucoup. C’est un article fluide bien agréable à lire et à la plume maitrisée.

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