Daredevil- Saison 2

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« C’est la, c’est la c’est la SALSAAA DU DEMON ! »… Pardon… En même temps il faut nous pardonner. Elle fut longue l’attente de la saison 2 de « Daredevil » (« Tente le diable » pour nos amis québécwô). En 2015 Marvel lançait sa première série Netflix et nous offrait un sublime mot d’excuse de 13 heures pour effacer le calamiteux film avec Ben Affleck. Depuis « Jessica Jones » est venue confirmer que la chaine payante laissait plus de liberté que Disney au studio, d’où des adaptations plus intéressantes. So let’s go back to Hell’s kitchen !

Synopsis : Celui qu’on appelle désormais Daredevil doit faire face au Punisher, un homme en quête de justice, qui décime les gangs de la ville, n’hésitant pas à utiliser des méthodes criminelles. Dans le même temps, Matt voit revenir dans sa vie Elektra Natchios, une vieille connaissance…

En bonne saison 2 qui se respecte, on est dispensés d’une exposition, et on entre dans le vif du sujet très vite. Le vif du sujet c’est la vague de vengeance du Punisher. Une histoire surprenamment touchante, violente, et captivante, qui permet de questionner la légitimité des justiciers en général. Soyons honnêtes, c’est cet arc narratif et ce personnage qui volent la saison. De loin bien plus intéressant que le tough love Daredevil/Elektra, qui thématiquement parlant aborde la jeunesse de Daredevil, déjà traitée (de manière plus intéressante) dans la saison 1. Sans parler des improbables ninjas immortels qu’ils affrontent, plus risibles que flippants. (On regrette Wilson Fisk) .

daredevil-saison 2 critique

Cela ne vous a pas échappé (vu que vous êtes hyper intelligents), les scénaristes ont mis le paquet niveau personnages. Deux (voir trois) adversaires, deux super héros, on est loin de Daredevil Vs Wilson Fisk de la saison 1. Problème très « Marvelien » que cette multiplication des héros à l’écran. Le syndrome « L’ère d’Ultron », touche cette saison, et à vouloir trop en caser, on perd la qualité de narration qui nous a fait adorer la saison 1. Ce sentiment de continuité, de regarder un film avec une seule histoire sur 13 heures part en fumée. La saison se retrouve coupée en deux, avec deux arcs narratifs distincts, des personnages qui ont presque une histoire solo chacun, bref ça commence à ressembler aux séries non Netflix à la « Arrow » (ouais c’est DC mais bon vous voyez le genre) et c’est dommage . Cette putain d’amourette contrariée « parce que je peux pas te dire qui je suis vraiment la nuiiit » …… Pitié ! C’est périmé depuis Spiderman 1 !

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Sérieusement ?

Côté acteurs, Charlie Cox est définitivement parfait pour le rôle. Aussi bien de jour en Murdock que la nuit en botteur de culs, ce type à de la présence. Mais comme dans la saison 1 c’est le méchant qui se démarque surtout. Avec une histoire vraiment bouleversante, Jon Bernthal est un Punisher pour qui on prend parti et qui sert encore mieux le questionnement autour du justicier. Oubliez Elektra, qui soyons francs est à baffer, même si la frenchie Élodie Yung se débrouille bien. Mais étant donné le bordel que devient la narration dans la seconde partie, on ne retient que le meilleur : Le Punisher.

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Après avoir adopté le format minisérie pour la saison 1 (une histoire unique), la saison 2 retrouve malheureusement à mi saison cette structure télévisuelle qui ne nous manquait vraiment pas. L’histoire et les personnages s’éparpillent, et même si la première moitié de la saison est passionnante et du niveau de la saison précédente, les choses tournent ensuite en rond. Cela reste extrêmement bien produit, mais très honnêtement, beaucoup moins ambitieux cinématographiquement parlant.

Daredevil- Saison 2
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