Jack Reacher, never go back

slide

Entre deux Mission impossible (Protocole Fantôme  en 2011 et Rogue Nation en 2015), Tom Cruise aime changer de style en produisant des films d’action où il est invincible. Pourtant Jack Reacher en 2012 introduisait une dose de fraîcheur en ramener un doux parfum de film badass sauce 70’s. Entre   action brutale et dialogues savoureux, on en ressortait avec la sensation d’avoir vu le début d’une nouvelle franchise old school, avec son héros qui solitaire dans le lointain. Sauf qu’évidemment, il revient.

Synopsis: Jack Reacher vient rendre visite à Susan Turner, qui dirige son ancienne unité, mais celle-ci s’est faite arrêtée pour trahison, et Jack se fait lui aussi arrêter, suspecté de meurtre. Evidemment, ils feront tout pour trouver qui est derrière cette machination.

Comment rendre un solitaire cool, moins cool ? Facile, il suffit de lui coller une romance et une histoire de paternité dans les pattes. Et hop le tour est joué. Vous imaginez, vous, l’inspecteur Harry qui se met à flirtouiller tout en s’interrogeant sur son rôle de père ? Ben non. C’est parce que ce serait naze. Pourtant ce que les scénaristes décident de faire ici. Exit l’humour et le héros maverick du premier film. Bonjour action man au cœur tendre. Et le pire c’est qu’ils n’ont même pas les balls d’aller au bout. Après tout si sa fille était over badass ça pourrait le faire. Mais non. Juste une pseudo artiste kleptomane à baffer. Idem pour le love interest, dont rien qui pourrait servir le film ne ressort.  Quelques joutes verbales, un questionnement sur le rôle homme/femme…  Mais non. Même pas.

jack_reacher critique

papa et maman on perdu leur fille au marché… SUSPENS !!

Le pire c’est que fort de ces poncifs  à vous déchainer une tornade de facepalms, ils nous collent ça au milieu d’un film dont l’intrigue est tellement balisée et prévisible, que vous savez ce qui va se passer 20 minutes à l’avance (minimum). Edward Zwick dont le dernier bon film remonte à 2006 (Blood Diamond) n’a clairement pas le savoir-faire de son prédécesseur Christopher McQuarrie (Rogue Nation, Edge of Tomorrow, Jack Reacher). Du héros injustement accusé, à l’évasion trop maline, en passant par les « retournements inattendus », sans oublier des raccourcis scénaristiques navrants (« Arrêtez le c’est lui le méchant » « Ok, merci Jack ! »), sans oubliez le hug final, on passe par toutes les figures imposées du genre.

jack_reacher critique

Ceci est la scéne d’ouverture du 1er film. Et du second… Sérieusement, hein.

Niveau acteurs c’est pas la cata, mais vu ce qu’on donne à Cobie Smulders à jouer difficile pour elle de faire autre chose que le minimum syndical. Tom, lui, fait du Tom. Il produit le film donc il est bien mis en valeur, toujours convaincant, mais impossible de ne pas se dire en le voyant qu’il fait le film juste parce qu’il faut faire une suite. AH attention Robert Knepper (T-bag dans Prison break)  joue le…le ? Méchant ! ouiii ! #Originalitaaaay . Et l’homme de main qui court après Reacher ? Ben un Anglais habillé en noir tiens (c’est l’accent, ça fait mystérieux) #ReOriginalitaaaay

jack_reacher critique

Et il se bat entouré de 4 gars…
#ORIGINALITAAAY

« Jack Reacher Never Go back » c’est donc un  mode d’emploi de comment défaire tout ce qui était cool dans un premier film. Remplacer le ton du film par son opposé, coller une simili famille à un solitaire, et remplacer l’intrigue à tiroir par du prévisible facile et balisé. Bref Jack Reacher , please never go back…

Jack Reacher, never go back
  • 0.00 / 6 6
0 votes, 0.00 avg. rating (0% score)

Share this post Leave a comment

About The Author

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *