Jessica Jones

slide

Dans l’océan de super héros qui peuplent désormais nos écrans, un sentiment de lassitude se fait de plus en plus sentir. Desormais formatés pour la famille par Disney, les Marvel se ressemblent tous et il est difficile de leur trouver le côté badass et fun des premiers films . Alors qu’on commençait a être profondément saoulés, s’est pointé en Avril “Daredevil” sur Netflix. Rugeux, drôle, violent, on revivait en retrouvant le Marve du début. Inutile de dire que cette seconde incursion du studio sur Netflix, affranchit de tout politiquement correct, on l’attendait impatiement.

Synospis: jessica Jones, detective privée portée sur la bouteille enchaine les flagrants délit d’adultéres sans grande convictions pour gagner sa vie. Dotée d’une force surhumaine suite à un accident elle se remet de sa confrontation avec Kilgrave, un homme capable d’imposer sa volonté à quiconque par l’esprit. Mais Kilgrave qu’elle croyait mort refait surface…

Jessica Jones – P.I.
Aaah Hell’s Kitchen. Ses ruelles sombres, ses fumées… Ses super héros. Après le si badass Matt Murdock de “Daredevil”, la non moins badass Jessica Jones se fond parfaitement dans le décor. Même thématique de la culpabilité du héros qui met en danger ses proches, même ambiance nocturne oppressante, on est ici en revanche 100% dans un polar à l’ancienne. Bourbon, voix off, filature, lourd secret, manipulation, la showruner Melissa Rosenberg fait de son show bien plus un film néo noir, qu’une série de super héros. Une ambiance sombre à l’ancienne qu’on adore. Et vu qu’on n’a pas lu les comics, on se fout complétement que ce soit fidèle ou non.

jessica-jones-critique netflix

Sale temps pour un privé…

Doucement mais sûrement
Rosenberg prend son temps pour raconter son histoire, et c’est là qu’on décroche un peu. C’était déjà le cas avec Daredevil, la série met facilement 6 épisodes sur 13 a vraiment démarrer. Jusqu’à ce que le méchant entre vraiment en scène, en fait. En attendant Jessica constate les victimes, se rappelle ses traumatismes, rencontre un autre super balèze comme elle… Et pas grand chose d’autre. Évidemment ça construit le personnage et on s’attache à elle. Mais il faut avouer que quand ça se réveille vers l’épisode 7 on est content de moins somnoler.

jessica-jones-critique netflix

« Je te tiens tu me tiens, par la gorgeounette »

Un casting au poil
Le méchant, Kilgrave, ne pouvait être que génial, puisque c’est David “Dr Who” Tennant qui l’incarne. Ce taré si chic et pince sans rire a beau être détestable (oui, c’est un sacré maboule), on ne peut s’empêcher de l’adorer. Tout comme on ne peut qu’avoir envie de faire un gros calin à Krysten Ritter. Sa Jessica est un petit régal d’antisocial sarcastique, tellement blasée par les gens, qui aurait bien besoin d’amour. Aussi bonne dans l’action que dans l’émotion, ou la vanne méchante, on a immédiatement envie d’être pote avec. N’oublions pas Carrie Ann “Trinity” Moss, tellement parfaite en avocate impitoyable à la vie plus que compliquée.

jessica-jones-critique netflix

Les méchants cools parlent dans un micro. C’est plus classe.

Si Jessica Jones met un peu trop longtemps à démarrer et a clairement moins de punch et d’adrénaline que « Daredevil », son ambiance néo noir, l’humour vachard de son héroïne et son méchant charismatique, en font une fois de plus un Marvel télévisé mille fois plus intéressant que ces grands frères gentillets du grand écran. Prenez en filature Jessica, vous ne le regretterez pas.

 

Jessica Jones
  • 5.00 / 6 6
1 vote, 5.00 avg. rating (83% score)

Share this post Leave a comment

About The Author

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *