Maléfique

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Joe Roth is back ! Qui ça ? Mais si voyons, le producteur derrière « Alice au pays des merveilles » de Burton (2010), « Blanche neige et le chasseur » (2012), ou « Le monde fantastique d’Oz » (2013) Bon, Ok, les résultats inégaux font craindre un massacre, et voir Disney continuer à revisiter ses classiques peut agacer. Mais honnêtement moderniser des classiques Disney datant des années 60 ça peut être très intéressant (prenez Frozen… Bien moderne c’est top). Encore faut –il avoir à raconter une histoire du niveau des personnages devenus des icônes.

La très bonne surprise c’est la volonté claire de Robert Stromberg dès le départ de faire un conte de fée assumé. Une voix off, un « il était une fois », un royaume enchanté, bref on garde la base et on y va à fond. Autant vous dire qu’on n’est pas du tout dans la veine « réaliste », et sûr que les cyniques ricaneront ou trouveront cela superficiel. En revanche ceux un peu plus intelligents qui savent que « La belle au bois dormant » est un conte de fée, eux seront RA-VIS. Car tout va dans ce sens. Mieux encore, pour moderniser le tout on mêle le conte pure à l’aventure de l’heroïc fantasy la plus classique. Un mélange réussit tant sur le fond (Nature Vs Hommes) que sur la forme.

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50% conte, 50% heroic fantasy. 100% emballés.

Oui parce qu’il n’y a pas à dire, visuellement on est sous le charme. Cela dit vu que Stormberg a été oscarisé pour ses effets spéciaux sur Avatar et Alice (c’est sa première réalisation) on n’est pas surpris que ça envoie. Tout est beau, que ce soit le monde féérique qui lorgne sévèrement vers l’univers de Legend ou L’histoire sans fin (Brian Froud n’est pas loin non plus), ou le monde humain très chevaleresque, et épique. On ne cesse de se régaler des éclairages qui passent subtilement de couleurs lumineuses (rappelant Alice, ou Oz mais en beaucoup moins criards) à des ambiances de clairs obscures s’adaptant au parcours émotionnel du personnage de Maléfique.

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Le classique, y’a qu’ça d’vrai ma bonne dame !

Et quel personnage ! On assiste à ce qu’on voulait voir, la réinvention d’un méchant iconique pour nous en faire sentir les fêlures. On ne pensait pas dire ça un jour mais Angélina Jolie habite le personnage qu’elle joue de la seule manière possible, avec sincérité, emphase et de manière théâtrale, mais pas trop. Ressortir du film en se disant qu’elle était le seul choix possible de casting en est la meilleure preuve. Elle fanning en Aurore est, elle, juste à croquer, et tout aussi calibrée pour le rôle. En revanche on regrettera l’usage abusif dans la veine comique des trois marraines, qu’on ne peut décrire que comme trois vieilles connes irresponsables et agaçantes, tout comme le surjeu de Sharlto Copley (District 9, Elysium), sorte de roi taré vraiment pas subtil à l’accent sud africain imbitable qui fait tâche.

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Vous voilà prévenus, Maléfique est un vrai conte de fées (écrit par la scénariste de « La belle et la bête » de Disney, donc pas une buse) qui ravira le public familial. A la fois beau et triste, original et classique, il remplit sa mission de s’approprier une icône pour la réinventer en livrant au passage un message sur la nature. Sans être bouleversant, on a beaucoup aimé malgré quelques défauts qu’on oublie rapidement. Bonus: Johnny Depp n’est pas là… Pensez donc Burton devait le réaliser au départ ce film !

Maléfique
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