La Belle et la bête

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Toc toc toc. Qui c’est ? Disney. Disney qui ? Disney « qui arrive avec une nouvelle adaptation live d’un de ses succès animé» ! Ben oui capitaliser sur le facteur nostalgie ça assure un minimum d’entrées. Plus qu’une ressortie de l’original. Mais soyons bon prince (charmant) Le livre de la Jungle , Maléfique,et Cendrillon parvenait (qu’on les aime ou non) a apporter du nouveau aux sujets. Sans compter que bon, Emma Watson en belle on est déjà amoureux alors…

Synopsis : La belle, la bête, son père, la rose, Gaston, une sorcière vicelarde… Merde vous connaissez on va pas vous la refaire encore !

Non on ne va pas vous la refaire encore, pour une simple et désolante raison : Contrairement aux adaptations live précédentes, celui-là ne propose absolument rien de plus que le dessin animé. Maléfique revisitait le personnage en lui donnant des motivations, Le livre de la jungle s’appuyait sur Kipling pour enrichir l’intrigue maigre du dessin animé. Là rien. Mais keud hein ! Au point que si comme nous (et comme 100% des gens qui iront le voir) vous connaissez bien le dessin animé, vous comprendrez très vite que vous êtes devant une transposition littérale et non une adaptation, et vous comprenez amèrement que vous commencez à vous emmerder. Pourtant on l’aime bien cette histoire… Mais là où les autres Disney live arrivaient à répondre à la question « quel est l’intérêt de la démarche? », celui-là répond « aucun ».

la belle et la bête chronique

Voyage en terrain connu

Remercions pour ceci le grand réalisateur visionnaire Bill Condon (2 Twilights au compteur c’est vous dire) pour ses plans qui reprennent au cadrage près les scènes de l’animé, sur un découpage identique. Remercions le aussi de ne pas nous faire des nœuds au cerveau en n’actualisant pas du tout le propos. Au choix : injecter une thématique féministe à cette histoire perturbante du syndrome de Stockholm. Ou encore consacrer plus de 3 minutes à la vie du Prince avant la malédiction, histoire de lui donner de l’épaisseur. Le plus drôle c’est que Condon se dit que ça ne se verra pas parce qu’il a ajouté une backstory larmoyante mode gros sabots sur la mère de Belle et 2 chansons supplémentaires. Nan Bill, désolé. Ça se voit que tu t’es reposé. Reposé sur quoi ? Les costumes et les décors pour commencer. Eux ils sont à tomber et nous viennent de la team oscarisée qui bossait sur Anna Karénine c’est dire la splendeur. Il se repose aussi sur les CGI. Mais genre beaucoup beaucoup. Dès qu’il peut en fait. Et ça par contre c’est moche. De très vilaines images d’ordis qui jamais (contrairement au « Livre de la jungle ») ne nous font oublier leur existence. Niveau poésie et magie c’est donc un carnage.

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« C’est la gerbe, c’est la gerbe, on a plein d’ordis impecs ! »

Un carnage dont pâtissent malheureusement aussi les personnages qui sont rappelons les pour majorité des objets. Dans le dessin animé, grâce à leurs bouilles choupies, on s’attachait à eux, Ici à vouloir les faire « réalistes » ils en ont oubliés de leur donner des émotions. Uncadran d’horloge qui n’a rien de touchant, un chandelier au visage froid, et une théière à qui ont à collé de vagues yeux et une bouche en mode feutre… Donc on ne s’identifie ni ne s’attache à aucun d’eux, qui pourtant sont terriblement importants. Pire ? En les voyant humains à la fin. Là on réalise qu’il s’agissait de Ewan McGregor , Ian mc Kellen, et Emma Thompson… Et ils n’ont utilisé que leur voix… Merde, quitte à gerber de l’ordi partout tu crois pas qu’ils auraient pu nous faire de la motion capture pour eux ?  Tu parles d’un gâchis ! Heureusement les acteurs live sont bons. Luke Evans est un Gaston détestable à souhait, Kevin Kline est un papa attachant, et Emma… Aaaaah Emma… Toujours aussi stellaire. Sans conteste elle est le choix parfait pour Belle. En face d’elle ? Une Bête au visage numérique. HEY LES GARS ! RICK BAKER VOUS CONNAISSEZ ? Non parce que niveau émotion, des pixels triste c’est mort hein !

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Awww ils sont tellement mig… Nan rien.

« La belle et la bête » peut donc se vanter d’être le premier Disney live à ne pas être une adaptation mais une transposition filmée. Pas honteux, il cela dit complétement inutile, et n’enrichit jamais le dessin animé, ou fais semblant de le faire.  Des copies au plan prés du premier film, en suppression de sa magie grâce à beaucoup de CGI même pas jolies, on reste perplexes de la démarche. Retenons donc Emma Watson, une Belle magnifique, dans des costumes magnifiques, dans des décors magnifiques, dans un film inutile sans émotions. Merci Condon.

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