Les chroniques de Riddick

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En 2000, un petit film de S.F. qui ne payait pas de mine attira beaucoup l’attention en se baladant sur les terres de l’horreur en huis clos façon Alien . Malgré peu de moyen, Pitch Black propulsa le colosse Vin Diesel sur le devant de la scène grâce à cet anti héros badass antipathique qui, chose rare, créa une icône. David Twohy remis donc le couvert en 2004 avec plus de budget et une ambition à la hausse : Créer une mythologie autour du personnage.

Synopsis : Une lourde menace pèse sur l’univers. Planète après planète, les féroces Necromongers étendent leur empire, ne laissant aux populations conquises qu’une alternative : se convertir ou mourir. Et c’est ainsi que le plus improbable sauveur de la galaxie est tiré de son exil et appelé à la rescousse…

Une ambition clairement posée dès le début avec l’exposition d’un enjeu intergalactique. Rien de moins que des destructeurs de mondes dans le genre dictateurs ultimes. Le schéma est alors très classique : Un (anti) héros qui ne veut que rester peinard, mais forcé à sortir de son exil, une amie à sauver, des prophètes (les Élémentaires), et des conspirations autour d’un trône de fer (ben oui). Certes c’est classique mais non moins efficace et ambitieux. D’autant que de créer une mythologie classique avec un personnage aussi moderne par son côté débonnaire, c’est assez unique et à contre-courant des canons hollywoodiens. Et ça change des autre super héros qu’on aime certes, mais qui ne propose rien qu’on ne connaisse déjà. Un nouvel univers, la création d’une mythologie nouvelle, c’est quand même très appréciable.

chroniques de Riddick
Néanmoins la réalisation ne suit pas l’ambition. Nombres d’effets spéciaux paraissent trop cheap (fond verts, créatures numériques) , souvent la mise en scène en fait des caisses (ralentis, contre plongées, punchlines soulignées). Pourtant chose inhabituelle cela ne dérange pas plus que ça. Pourquoi ? Parce que c’est un film honnête. Jamais Les chroniques de Riddick ne prétend être une épopée galactique renversante. Il veut être un conte de S.F. classique mais bourrin et y arrive parfaitement. Le capitale sympathie du héros acquis avec Pitch black n’y est pas non plus pour rien. On l’aime ce Riddick, quoi qu’il arrive. Alors au diable la finesse, il n’en n’est jamais question ici. On est dans l’épique le barbare et on termine même sur un plan qui fait écho à Conan. Vive les épopées de fantasy galactique et vive les gros muscles qui tuent du Necromongeur !

chroniques de Riddick
Un peu comme des grands gosses qui regardent le super vilain botter le cul aux encore plus vilains, Les chroniques de Riddick a les défauts de ses qualités. Franc et bourrin, certes pas intellectuel ni subtil, mais foutrement divertissant et original. Avec une proposition d’univers nouvelle et un anti héros toujours charismatique, ce film est de la grosse SF, parfois désuète, mais qui défonce toujours. Allez prenez votre voix grave : « I bow to no man ! » ( Seigneur des anneaux autre référence). A voir en director’s cut pour l’univers encore plus riche et le lien renforcé avec Pitch Black vraiment intéressant.

Les chroniques de Riddick
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