Les sept mercenaires

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STOOOOP ! Arrêtez tout de suite on vous voit arriver avec vos pics et vos fourches, la bave aux lèvres : « Holalala encore un remake ». Bon ok, on en a aussi marre que vous, mais en l’occurrence « Les 7 mercenaires » de Preston Sturges en 1960 était déjà un remake des « 7 Samouraïs » de Kurosawa, ce qui ne l’empêche pas d’être un sacré bon western. Même « Pour une poignée de Dollars » de Léone se basait sur « Yojimbo » de Kurosawa. Prenons donc ce remake comme une chance de voir l’histoire modernisée par un mec talentueux comme Antoine Fuqua.

Synopsis : L’industriel Bartholomew Bogue règne en maître sur la petite ville de Rose Creek. Pour mettre fin au despotisme de l’homme d’affaires, les habitants, désespérés, engagent sept hors-la-loi. Alors qu’ils se préparent pour ce qui s’annonce comme une confrontation sans pitié, ces sept mercenaires prennent conscience qu’ils se battent pour bien autre chose que l’argent…

On aimerait vous dire que Fuqua a réussi faire du film une sorte d’Expendables de l’ouest . Fun, rythmé et badass, qu’il a réussi a moderniser cette histoire avec sa hargne habituelle sans sacrifier l’épaisseur des personnages des films originaux. Malheureusement on s’emmerde. Le thème central du western de Sturges (le sacrifice), qui donnait à cette équipe une flamboyance héroïque pour une cause perdue d’avance, passe complétement à la trappe. Plutôt que de passer du temps sur ses villageois désespérés, ou sur les tourments des héros, le film va surtout jouer à essayer de nous montrer à quel point les 7 héros sont « cools » et atypiques. Au détriment du récit. On nous balance un massacre d’entrée de jeu, pour enchainer sur un recrutement d’équipe en 15 minutes chrono. Inutile de dire que le sacrifice d’une équipe qu’on n’a pas appris à connaitre pour des villageois qu’on a vu 5 minutes, ça marche moyen.

les sept mercenaires critique

« Hey Chris, tu veux récupérer ton cheval ? »
« Ouais »
« Viens dans ma bande »
« Ok »
voila.

Ne nous demandez à quoi bon bâcler des présentations si c’est pour ensuite passer 60 minutes à attendre que les mecs entrainent le village (spoiler alert : c’est chiant) . La seule explication c’est que Fuqua se fout du rythme et de la mise en scéne de son film autant que le scénariste se cogne de l’épaisseur des héros. Pour preuve : étant donné qu’on a un western mené par un cowboy noir pourquoi ne pas pomper la scène du saloon de Django Unchained ? Incroyable. Et puis tant qu’on y est, invoquons Sergio Léone pour faire des gros plans de visages pendant les duels de rues, ça fait hommage. Le pire ? C’est qu’on a un aperçu de ce qu’aurait put être le film si toute l’attention n’avait pas été mise dans la dernière demi heure. D’un seul coup Fuqua se réveille, et où on s’amuse vraiment pendant l’affrontement final. Juste on s’est cogné 1h30 de clichés  et d’emmerdance avant et c’est trop tard.

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Quand soudain, tu te réveilles.

Et putain de bordel de foutre, (pardon maman) c’est vraiment une honte de faire ça quand on a une telle brochette d’acteurs : Denzel Washington, Chris Pratt, VINCENT D’ONOFRIO ET ETHAN HAWKE ! Merde ! Desolé, mais prendre juste 5 minutes de plus sur chaque personnage, moins les faire jouer à « qui est le plus cool, et qui a le meilleur faux accent Texan» aurait suffit à ffaire fonctionner le film. Heureusement ces mecs sont des pros et font leur job. En fait, ils sauvent le film de l’inutilité totale (et de nombreuses scènes) passent grâce à eux. Mais quel gâchis.

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Aaah Chris. Un jour tu auras un film à ta hauteur.

« Les 7 mercenaires » n’est donc pas une énorme bouse, c’est juste un film inutile, écrit avec une paresse incroyable, réalisé avec le minimum syndicale et une brouette de clichés, qui est sauvé par moment grâce au casting. Désolé mais essayer de masquer un emmerdement de 1h30 par 30minutes d’action à la fin, la dragée ne passe pas Fuqua. (Merci à toi qui a rit).

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