Logan

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Dans un monde futuriste où les mutants ne se comptent plus que sur une main, Logan tente tant bien que mal de vivre, près de la frontière mexicaine. S’y étant réfugié avec le professeur Xavier mal en point, sa paix relative est remise en cause par l’arrivée d’une gamine aux capacités troublantes…

Dix-sept ans. C’est le nombre d’années passées par Hugh Jackman dans la peau de Wolverine. Initialement casté peu de temps avant le tournage à cause de la défection de l’acteur d’origine, n’affichant pas vraiment la silhouette trapue du glouton canadien, le personnage est pourtant vite devenu un incontournable des comic-books movies des années 2000. On l’aura donc vu dans les deux trilogies X-Men, en plus de sa propre trilogie à lui tout seul. Et si le premier film sorti en 2008 avait été une catastrophe, l’arrivée de James Mangold sur « Le Combat de l’Immortel » il y a quatre ans avait permis quelques espoirs sur l’avenir du mutant griffu. Plus sanglant et désenchanté, il annonçait déjà les prémices de « Logan », deuxième film de la Fox à bénéficier du sacro-saint Rated R, permettant aux films ayant cette classification davantage de violence graphique et des thématiques plus adultes.

logan chronique

Sexy papy is angry

Il fallait bien ça pour célébrer le départ d’Hugh Jackman, l’acteur ayant annoncé qu’il retirait les griffes et qu’il ne jouerait plus ce rôle. Compréhensible voire même bienvenu, cela rend le visionnage de « Logan » d’autant plus émouvant que l’acteur aura rarement été aussi bon dans le rôle. Vieilli, pâteux, n’ayant aucune raison d’exister, le Logan qui nous est présenté est las de vivre. Son dernier combat est pour sa fille Laura, la fameuse X-23 teasée dans la scène post-générique de « X-Men Apocalypse », et qui ferait passer son père pour un ange au vu des cadavres qu’elle sème derrière elle.

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Bon on enterre jean pierre, mais c’est le dernier hein !
ça suffit Junior !

Le souci de « Logan » est qu’il perd dans son scénario très basique (un simple road-movie orné de quelques péripéties plus ou moins prévisibles) la force de son ton désenchanté et de sa violence sèche pourtant efficacement mise en scène. Si les thématiques traitées sont fortes, notamment celle du suicide, James Mangold n’arrive pas à complètement transformer l’essai. Cela fait que le film retombe rapidement dans les travers des comic-books movies actuels : un méchant sous-écrit alors qu’il est interprété par un très charismatique Boyd Holdbrook, un manque flagrant d’émotion dommageable dans le dernier tiers, et surtout une bande-originale fade.

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« En tant que méchant j’ai une pogne…de fer ! »
YAAAAAY
Whooo are you hoo hoo hoo hooo

C’est d’autant plus dommage que son ton singulier le distingue de la concurrence et que loin des giclées de sang numérique de Deadpool, ici l’utilisation du PG-17 permet quelques moments de violence impressionnants, notamment quand ils concernent X-23. On sort donc du film partagés entre l’émotion d’avoir dit au revoir à Hugh Jackman, l’amertume de ne pas avoir vu un film allant jusqu’au bout de ses nombreuses idées, mais aussi la satisfaction d’avoir enfin pu voir un Wolverine aussi sauvage et violent que dans les comics.

Logan
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