Moonwalkers

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Ça ne vous aura pas échappé, ici on adore les ovnis. Ces œuvres soit fauchées soit barrées qui bien souvent recèlent plus de passion dans 5 minutes de film que dans 2h de « Superrpout Vs Zobzilla » (quoi que celui-là on aimerait le voir s’il existe). Ce premier film du français Antoine Bardou-Jacquet (inconnu au bataillon) à base de course à l’espace, de trip sous LSD, et de guerre froide, avec Ruppert Grint Et Ron Perlman avait donc tout pour nous plaire, tant cela parait improbable.

Synopsis : Juillet 1969, Tom Kidman, l’un des meilleurs agents de la CIA de retour du Vietnam, est envoyé à Londres pour rencontrer Stanley Kubrick et le convaincre de filmer un faux alunissage au cas où la mission Apollo 11 échouerait. Manque de chance, Kidman se fait arnaquer par Johnny, un impresario musical raté, lui faisant croire pour toucher l’argent du tournage qu’il connait Kubrick.

Aaah, une bonne petite comédie anglaise… quoi ? Française ? Ah oui, tiens. Pardon, mais comme y’a ni Dubosc, Semoun, ou Michael Youn, on était perdus. Antoine Bardou-Jacquet, lui préfère les acteurs et l’humour absurde anglais. Ça tombe bien, on est pareil. Il s’amuse ici à déconstruire la théorie du complot étayée depuis des années, selon laquelle le film de l’alunissage fut tourné en studio par Kubrick, car la technique de l’époque ne permettait pas de retransmission depuis l’espace, et qu’il fallait un plan B pour mettre une pile aux Russes. Et quitte à déconstruire autant y aller franco dans le n’importe quoi. Entre espionnage, film de gangsters, film d’arnaque et caricature des 60’s, Moonwalkers est un petit feu d’artifice jubilatoire de comédie loufoque qui mélange les genres.

Moonwalkers critique

Dis bison futé , on me demande demain si c’est rouge dans le sens des départs…

Ce qui fait d’ailleurs plaisir c’est que Bardou-Jacquet ne se cache pas que ses intentions sont mauvaises (ouais on était obligés). De la B.O. ouvertement hippie, aux phases de trips au ralenti, sans oublier un alunissage en studio par des camés à mourir de rire, le réalisateur s’amuse sans jamais oublier de raconter son histoire. On aboutit à un film certes déjanté à tous les niveaux, mais très maitrisé et jamais brouillon, qui va même dans l’hommage sincère aux ciné UK des 60’s. C’est en fait le secret des bonnes comédies : Être drôle grâce aux situations ridicules, mais les raconter avec le plus grand sérieux.

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N’achetez pas de drogue ! Devenez célèbre ce sera gratuit !

Le vrai plus ici, c’est ce casting irrésistible. Le génial Ron « Hellboy » Perlman en agent de la CIA traumatisé du Vietnam, autant paumé qu’impitoyable est juste parfait, particulièrement quand il ponctue ses phrases avec un fusil à pompe. Quant à Ruppert « Ron Weasley » Grint en loser pathétique, c’est moche à dire, mais ça lui va comme un gant, et il est très convaincant, donc désopilant. Et voir ces deux-là diamétralement opposés devoir bosser ensemble, donne à « Moonwalkers » un petit parfum de buddy movie à l’ancienne pas dégeu du tout.

Moonwalkers critique

Allez on se fait la malle…

« Moonwalkers » tient donc toutes ses promesses de comédie loufoque qu’on attendait, mais rajoute en plus des moments d’actions bien badass, voir même gore, et ce sans jamais essayer de faire de la farce. Un excellent divertissement pour les fans de petites perles so british.

Moonwalkers
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