Rogue One

slide

Il n‘y a pas si longtemps, dans notre galaxie, Disney s’offrait Lucasfilm dans le but de se faire une montagne de blé, en sortant un Star wars par an. Honnêtement business is business, nous tant que ça donne des films qui déchirent, on s’en fout. Mais soyons clairs l’appréhension était là quand même. Après avoir apporté fin 2015 avec « Le réveil de la force » une suite à la saga des Skywalkers (et désintégrés nos doutes tel Alderaan sous le rayon de l’étoile de la mort), voici donc le premier venu des spin off qui constituera la branche « A star wars story » de cet univers.

Synopsis : Galen Erso ingénieur à l’origine de la conception de l’étoile de la mort vit caché avec femme et fille, refusant de terminer son travail, avant d’être enlevé de force pour achever l’arme ultime. Devenue orpheline, sa fille Jyn, grandira dans l’ombre jusqu’à recevoir un mystérieux message de son père, qui pourrait mettre en échec l’Empire.

Le ton est donné dés la première seconde. Vous serez devant un Star wars («Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine »), mais pas que (absence du classique texte déroulant). « Rogue one », même si on y parle de force, se fera sans le côté romantique des jedis. Loin de tout optimisme, on s’intéresse enfin à l’Alliance rebelle en mode warrior alors qu’on ne les avait considérés jusque là que comme la cavalerie, des faire valoir pour Jedis heroïques. Ceci est LEUR film. Un film de stratégie, de guerre, d’infiltration, mêlé à un space opéra, le tout doublé d’une bonne dose de féminisme avec son héroïne courageuse, à qui on ne collera pas un prince charmant dans les pattes. Un savant dosage entre « Les Douzes salopards » et « Un nouvel espoir » qui s’avère foutrement efficace, bien qu’évidemment beaucoup moins familial (cela dit nos mini jedis en redemandait). Cerise sur le gâteau, dans un souci de connecter tout ceci harmonieusement à l’épisode 4 qu’il précède, « Rogue One » donne des explications sur nombre de points obscurs des films précédents (oui suivants… Enfin merde).

Rogue one critique

Quand t’as pas de sabre laser… Utilise un bazooka

La joie est donc là, mais on va vous dire la vérité : on le savait. On le savait parce que Edwards on l’avait rencontré pour « Godzilla« , et il nous avait confirmé notre impression qu’en bon gosse des 80’s, c’était un fan de Spielberg. Il est donc avéré maintenant que c’est aussi un fanboy . Parce que « Rogue one » contient la sincérité et la passion pour cet univers que seul un grand gosse qui jouait avec des X wings en 1985 peut avoir en lui. Un gosse qui avait à cœur d’utiliser toute la technologie actuelle pour ramener de manière incroyablement convaincante les personnages de l’épisode 4, tout en voulant nous foutre sur le cul face à des plans spatiaux faramineux, des collisions stellaires épiques, et des combats jouissifs caméra à l’épaule.

rogue-one critique

Et au milieu de tout ça, des ptits plans pas dégeus du tout…

Le plus gros danger dans des blockbusters de cette taille c’est de négliger les personnages ou de tomber dans la facilité. La grande réussite de « Rogue One », outre son équilibre de ton et ses images, est bel est bien une écriture de personnages exigeante. Comprenez : des passés compliqués, des motivations profondes, et le courage de sacrifier des personnages si cela est nécessaire. Chose rare, il est impossible de choisir un perso préféré. Felicity Jones est une Jyn Erso badass à souhait, Diego Luna le beaucoup trop cool rebelle Cassian Andor , Donnie Yen en mode ninja aveugle tellement classe, Forest Whitaker formidable et Mads Mikkelsen le papa, Galen Erso… Ah Mads. Putain mais quelle classe ce mec.

rogue-one-critique

We can be heroes
For ever and ever

« Rogue one » pose la base de ce qu’on espère être le futur cahier des charges des spin off Star Wars. Un film avec un ton radicalement différent du reste de la franchise, sans bons sentiments, résolument moderne dans son traitement féministe et guerrier, mais servi avec un vrai amour pour l’univers des Jedis. Mais surtout il répond à bien une question laissée en suspend depuis bien trop longtemps : Qui sont les rebelles ? Loin des Jedis, sous les tirs des blasters, « Rogue One » est le premier rebelle de la franchise. Vivement les autres.

Rogue One
  • 0.00 / 6 6
0 votes, 0.00 avg. rating (0% score)

Share this post Leave a comment

About The Author

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *