Seuls

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Boule et Bill avec Frank Dubosc, Benoit Brisefer avec jean Reno, bientôt Astérix avec Kev Adams (sérieusement), Spirou et Fantasio avec Christian Clavier en conte de Champignac (putain…), et Gaston Lagaffe incarné par un môme de 18 ans (mais arrêtez merde !). Bref il semblerait que le cinéma Français se soit donné pour mission d’assassiner chaque illustre BD francophone, sur l’autel de l’humour gaulois qui tâche mais qui rapporte. Alors quand une adaptation de B.D. fantastique tombe, avec un cast non tiré du vivier de beaufs habituels, on est plus qu’intrigués.

Synopsis : Leïla, seize ans, se réveille en retard comme tous les matins. Sauf qu’aujourd’hui, il n’y a personne pour la presser. Où sont ses parents ? Elle prend son vélo et traverse son quartier, vide. Tout le monde a disparu. Se pensant l’unique survivante d’une catastrophe inexpliquée, elle finit par croiser quatre autres jeunes : Dodji, Yvan, Camille et Terry. Ensemble, ils vont tenter de comprendre ce qui est arrivé.

La série de B.D. Seuls est depuis 2006 devenue culte. Constituée de plusieurs cycles, le film adapte ici le premier d’entre eux. Un cycle qui se concentre sur le principal mystère initial : Où sont passés les gens. D’hypothèses scientifiques en théories du complot, sans oublier les pistes surnaturelles, le film exploite cette désorientation pour un ton entre dystopie et survival urbain assez efficace. Certes on a des personnages plus adolescents qu’enfants (comme dans la B.D.) et on perd un peu le malaise naissant de la contradiction à voir des bambins avec des armes en mode survie. Mais l’ambiance stressante est là, et elle vous chope bien dans des scènes de suspens qui réservent leur lot de surprise.

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« J’entends le loup, le renard et l’arbaléteuuh »

Ce qui surprend quand on connaît l’œuvre originale, c’est justement ce ton clairement plus dystopique que dans la B.D. Persos plus âgés, filtre bleu omniprésent, le parti pris est ici clairement moins enfantin que celui des bouquins, et on devine malheureusement une intention purement de cible derrière. Plus clairement « faire un film fantastique à ados genre Le labyrinthe ou Hunger games ». Alors ça fonctionne bien, mais l’approche « adolescents dans la té-ci » plutôt que celle « enfants dans une ville de province » rend le tout moins malaisant que dans l’œuvre originale. On regrettera aussi un rythme un peu trop hachoir où tout se bouscule vite avec pour intention claire de caser 5 tomes en 1h30.

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La fumée nui gravement à votre santé

Niveau acteur pas grand chose à dire, personne ne crève littéralement l’écran mais chacun fais son job correctement. Même si encore une fois faute de temps la caractérisation de chacun est vraiment bâclée et bien plus stéréotypé que dans le bouquin. Il est effectivement un peu dommage de finir avec : La racaille, la meuf badass, le fils de riche, ou le jeune insouciant, quand on connaît la richesse de chacun.

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Plus de réseau… Le drame !

Entendons nous bien Seuls n’est pas parfait. Même sans avoir lu les B.D. (c’était notre cas avant de le voir) on constate un rythme trop rapide, et un ton trop ouvertement ciblé ado. Il n’empêche que l’ambiance et les rebondissements sont bien efficaces, et laisse une bonne impression une fois le film fini, donnant envie de voir la suite. Mais encore plus important : On a vu un film fantastique Français. Pas parfait, mais avec de très bonnes choses dedans.
Et ça nous a fait plaisir.

Seuls
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