Sharknado 4 – The fourth awakens

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Pour nous, grands amateurs de nanars Asylum/Syfy depuis des années, le tourbillon « Sharknado » qui souffla sur le monde en 2013 fut une petite consécration. Le monde reconnaissait enfin que les nanars à requins, oui c’est con et mal fait , mais que c’est justement ça qui est drôle ! Prenant conscience de la hype, Syfy nous livre depuis un opus par an (oui ça s’écrit et ça se tourne vite ces trucs), toujours plus loin dans le n’importe quoi pour notre plus grand plaisir. Toujours plus loin encore une fois donc. Au risque d’aller trop loin…

Synopsis : Cinq ans se sont écoulés depuis que Fin Sheperd, grand tueur de requins devant l’éternel, a encore une fois sauver l’Amérique des requins volants, et laissé son père sur la lune. Depuis le magna scientifique Aston Reynolds et sa société Astro X ont réussi a stabiliser la météo… Enfin pour le moment…

Rappelons pour ceux qui nous rejoignent la règle principale d’un bon nanar à requins : un concept hautement improbable. Au bout de quatre films, inutile de dire que le concept des requins volants qui s’acharnent sur les Sheperd on commence à le connaître. On aime le running gag, mais là ça s’essouffle un peu. C’était déjà le cas dans le 3, mais on gardait la fraicheur des débuts entre sincérité et candeur étrangement drôle. Sauf que là, tel un mec qui rit à ses propres vannes, ce film devient une auto parodie sérieuse de la franchise. Trop conscient de lui même, on est à la limite du Scary Movie en plus sérieux.

Sharknado 4 critique

« Et donc nous allons à présent parler longuement dans un avion.  » euh…

Dommage car ça commençait très fort dans le délire. Pendant 15 minutes on s’est même dit qu’on allait se régaler. Sauf que non. Les scénaristes ont balancés toutes leurs idées au début du film, et très vite l’impression du nanar involontaire qu’on adore disparait. Place ensuite à une avalanche de répliques à punchlines au bord du clin d’œil à la caméra, là ou avant il y en avait une ou deux. Ou encore l’improbable femme au bras tronçonneuse hilarante qui devient ici une cyborg genre Iron woman… Oui d’habitude ça nous ferait beaucoup rire, mais tout ça se prend étrangement trop au sérieux. Même les effets spéciaux à deux roupies habituels, crient le volontairement bidon histoire de donner le change. Bref le fun d’avant semble ici calculé du début à la fin.

Sharknado 4 critique

Oui nous aussi on trouve ça drôle normalement… mais pas là.

Alors on se dit qu’on va se rabattre sur les guests, autres gros intérêts de ces nanars. On appréciera beaucoup le coucou de Steve « Police academy » Guttenberg, en mode cross over de son nanar à lui (Lavalantula), mais en dehors de lui, pour nous francophone, on n’en reconnaît pas le quart. Restait l’attente Gary Busey, la gueule de méchant des 80’s, qui plus est en savant fou… Et là ça fait mal. Le pauvre fait tellement peine à voir qu’on a envie de lui donner ses médocs et de le remettre au lit. Bim, le fun est tué dans l’œuf. On ne vous parlera même pas de David Hasselhof à qui on ne donne littéralement rien de fun à faire. Hérésie suprême.

Sharknado 4 critique

NO YOU DON’T !!
GO HOME !
YOU’RE SICK !

Bon ben voilà. On est arrivé au bout du concept les gars. « Sharknado 4 » est à l’image de son titre (« The fourth awakens ») : Un clin d’œil d’1h20 qui est drôle 2 minutes. La fraicheur de la nazerie des deux premiers est partie, la touche de folie S.F. du 3 a été portée à son paroxysme, et on a donc du n’importe quoi oui, mais jamais drôle, qui aligne les punchlines et les références en gage de coolitude. Les plaisanteries les plus courtes quoi…

Sharknado 4 – The fourth awakens
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