Surf nazis must die

slide

Parce qu’un ovni c’est intemporel,  aujourd’hui  le canapé intergalactique a décidé de se la jouer  Delorean. On a poussé  les réacteurs  à la vitesse de la lumière direction le passé pour arriver en 1987 sur la côte californienne en pleine production over cheap du studio Troma. Et là devinez sur qui on est tombés ! Ben oui des nazis qui faisaient du surf ! Comment vous avez deviné ? Vous y étiez aussi ?!

Synopsis : La Californie, dans un futur proche.Un tremblement de terre laisse le littoral  en ruines. Un groupe de néonazis menés par Adolf, l’auto-proclamé « Führer de la nouvelle plage, » profite du chaos pour repousser plusieurs gangs de surfers rivaux et prendre le contrôle des côtes. C’était sans compter sur « Mama », mère inconsolable d’un jeune noir tué sur la plage par ces nazis surfers, qui s’échappe de sa maison de retraite pour rendre justice elle-même !

Voici donc l’histoire d’Adolf (ah ouais quand même ) et sa copine Eva (tant qu’a faire) qui ont un gang de surfeurs. Oui les lendemains d’apocalypses c’est bien connu, les surfeurs deviennent les maîtres de la ville. D’ailleurs en dehors d’eux et des 3 figurant sur la plage, il n’y a plus grand monde… Les surfers seuls survivants de l’apocalypse, voilà ce qui nous attend !! Notre gang de bons aryens (oui oh ça  va) compte aussi un mec appelé crochet à la main mangée par un requin (dear god…) et du frère du chef qui s’appelle Brutus… Chef d’œuvre on vous dit ! Nos  6  surf nazis veulent donc asservir les gangs rivaux qui eux comptent environ 3 membres chacun (non ils ne se liguent pas contre les nazis, y’aurait plus d’histoire faites pas chier !)

Voilà, voilà...

Voilà, voilà…

Qui dit guerre de gangs dit spectacle et il y en a ! Infiltrations, triple saut arrière, coups de pied retournés et botte secrète, vous n’en reviendrez pas. Bien sûr ces feintes ne seraient rien sans les scènes d’actions pures. Chorégraphiées par une sorte d’enfant taré, les samouraïs surfer donnent des coups avec autant de souplesse qu’une otarie bourrée, en portant des coups aussi réalistes que dans un épisode d’Hélène et les garçons. On reste sans voix devant ce samouraï surfeur qui fait la roue pour rien, au milieu de la plage, avant d’attaquer le vil Adolf qui bronzait peinard.

Faire la roue, ça sert à rien mais ça fait ninjaaaa !!!

Faire la roue, ça sert à rien mais ça fait ninjaaaa !!!

Impossible de parler de cet ovni sans évoquer son budget (environ 8 $). Avec une réalisation digne d’un long métrage de fin de collège, l’ « ambition » du scénario est donc un peu limitée par le manque de moyens. Mais qu’a cela ne tienne, de ce handicap se dégage une force.. Comique certes, mais une force ! Déjà première idée 15 minutes de rushs de mecs qui surfent. Aucun lien avec l’histoire, mais on s’en fout ça fait coool ! Deuxième astuce, pour illsutrer la post apocalypse quand on a pas de sous, on filme des gars seuls au milieu de friches urbaines, et pour  « le chaos » on allume deux, trois fumigènes et feux dans un entrepôt et le tour est joué!

Pour des raisons de budget ce nazi sera le temps d'une scène aussi vampire...  (ça fait cooool !) Mange ça Twilight !!

Pour des raisons de budget ce nazi sera le temps d’une scène aussi vampire… (ça fait cooool !) Mange ça Twilight !!

Mais au-delà de la mise en scène dantesque et des costumes incroyables (Pour les costumes, pas besoins d’uniformes allemands, on a tagué en rouge des croix gammées sur les combis de surf) au-delà de ça donc, Il y a Mama !! Mama c’est Charles Bronson qui a mangé Jacky Brown. La grand-mère flingueuse qu’il ne faut pas chercher…A moto ou en un bateau, plus efficace à elle seule que tous les autres gangs réunis elle va semer la terreur avec juste une allumette (autodafé de planche de surfs nazis, la folie !!) et deux grenades…Improbable ? Ouais mais bon on n’est plus à ça prêt !

Ton cerveau à toi aussi il fond là, non ?

Ton cerveau à toi aussi il fond là, non ?

« Surf nazis must die », c’est un peu comme un rêve. Les scènes se suivent sans rapports, sans logique. Mais c’est aussi un grand message d’espoir adressé aux cinéastes en devenir. Si vous avez une décharge, de la peinture et 10 euros sur votre CODEVI, alors un film est à votre porté. Et qui sait peut être qu’un jour on en parlera sur le canapé !

Surf nazis must die
  • 0.00 / 6 6
0 votes, 0.00 avg. rating (0% score)

Share this post Leave a comment

About The Author

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *