Vinyl

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HOULALALALALA… Pardon. On va essayer de garder un maximum notre calme durant cette chronique mais on vous prévient, ça va être dur. Parce qu’il y a peut être un truc qu’on aime plus que Scorsese sur cette Terre, c’est le Rock. Et là, Marty, après nous avoir offert cinq merveilleuses années de « Boardwalk Empire », voilà qu’il revient sur HBO avec une série produite par Mick Jagger… Pour parler des coulisses des studios de Rock dans les 70’s. Notre évanouissement est donc proche.

Synopsis : Richie Finestra, un producteur de disques tente dans les années 70 de faire renaître de ses cendres son label en trouvant de nouveaux sons et de nouveaux talents alors qu’il traverse sa crise de la quarantaine. Drogue, sexe, punk et disco deviennent son quotidien…

On va vous la faire courte, Cette série est du pur Scorsese, et donc du pur bonheur. Déjà dans les thèmes. Un type parti de rien arrivé au sommet va lutter pour éviter de voir son empire et sa vie privée sombrer dans la déchéance à cause des excès de drogue et de pouvoir. Ça vous rappelle Les Affranchis, Casino, Boardwalk Empire, Le loup de Wall street ? Normal. C’est le thème fétiche de Scorsese. Passer au microscope la vie déglinguée de ces gars apparemment parvenus au sommet du succès social, pour les voir chuter et chercher la rédemption. La série s’ouvre justement nos pas sur l’ascension de Richie, mais sur le début de ses emmerdes. Et ça promet du bien, bien barré.

Vinyl série critique

Sex, drugs, rock n’ roll… Et emmerdes

Pourquoi le plus grand des cinéastes renouvelle-t-il sa confiance à la télévision ? Et bien parce qu’elle lui permet d’explorer à fond ses thèmes chéris sur bien plus que 3h qui seront coupées par ce boucher de Weinstein (comme pour Gangs of New York). A sa fascination pour les gangsters il lui manquait les années 20. Il fera Boardwalk Empire. Son amour pour le Rock n’ roll n’avait trouvé refuge jusqu’ici dans ses B.O. ou ses documentaires. « Vinyl » lui permet ENFIN d’aborder à fond le sujet. Du Punk à la Soul, en passant par le Hard Rock ou le Disco, sans oublier les rails de coke, et les extas, Marty se lâche modèle géant dans ce qu’on ne peut que décrire que comme « Le loup du Rock 70’s ». Même thèmes et même approche qu’à Wall street, mais au pays des producteurs de rock. Rien que le premier épisode témoigne du plaisir jouissif qu’il a pris à tourner ce pilote. Et quand on dit pilote on devrait dire film, en fait.

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Bienvenue au bureau

Oui parce que ce pilote de deux heures (MIAAAAM) peut très bien se tenir seul comme un (excellent) film de Scorsese. Voix off, plans séquences, B.O. de malade, clins d’oeils à sa filmographie, Marty a mis les petits plats dans les grands. On est clairement devant une œuvre cinématographique. Étant donné que c’est ce pilote qui pose les rails de tout ce qui va venir (ton, musiques, décors, montage) on est déjà sur les dents pour l’épisode suivant. D’autant plus que Bobby Cannavale (déjà très bon dans « Boardwalk Empire ») est phénoménal dés la première seconde.

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Un italo américain qui en dirige un autre dans le New York 70’s… Orgasme

Comment vous dire…. RAAAAAAAAAAH !!!! Voilà. « Vinyl », à en juger son pilote/film d’ouverture, promet une B.O. ahurissante (et ils vont les sortir en album !!!) des thèmes purement Scorsésiens, et du grand jeu d’acteurs. Bref Marty va enfin pouvoir explorer le seul thème qui manquait à sa filmographie : Le Rock. Et ça… PUTAIN CA VA ÊTRE BON ! Grande grande série en vue.

Tous les lundis soirs en US+24 sur OCS City, disponible dans les offres CANAL, à partir du 15 février.

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1 vote, 6.00 avg. rating (91% score)

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