Zombeavers

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Le pays enchanté du nanar est vraiment plein de surprises. Pourquoi ? Parce que la simple imagination malade de gens hautement alcoolisés permet de donner naissance aux créatures les plus improbables, souvent sur le simple prétexte que le nom sonne bien. Sur ce principe, après les « Sharknados« , sont nés les « Zombeavers ». AL Kaplan (« Piranhaconda » encore un titre qui claque !) et Jordan Rubin ont pensé que Zombie + Beavers (castors) ça sonnait rudement bien ! Et donc, bim, un film !

Synopsis (sur un post-it, c’est la règle !) : Devenus mutants à cause d’un baril de produits pharmaceutiques tombés dans la rivière, une horde de castors zombies s’attaque à des adolescents en vacances… (On vous avait prévenu c’est court).

A force de l’arpenter ce formidable pays du nanar, on a nos repères. Acteurs très mauvais, filles dénudées, effets numériques miteux, et un niveau de nullité globale tellement élevé que ça en devient jubilatoire. Imaginez donc notre surprise en nous rendant compte que l’humour était ici volontaire et qu’il n’y avait aucun effet numérique ! QUOI ?!!! Après un petit temps d’adaptation,  on comprend finalement que Zombeavers est en fait une vraie comédie d’horreur qui pastiche les dits nanars. GÉNIE !

Comment prendre son pied en une leçon

Comment prendre son pied en une leçon

 Ainsi on retrouve les bases du nanar : scénario minimaliste qui scandaliserait les auteurs de « Plus belle la vie », l’inévitable produit chimique qui créé une atrocité de la nature, ou encore l’immanquable plan topless de la bonasse de service (houlala qu’est-ce qu’il fait chaud !). Sur ces bases bien foireuses, Jordan Rubin se délecte alors à utiliser toutes les ficelles d’un vrai film de zombies : Invasion de la maison par le plancher, morsures fatales, décapitations,etc.  Tout ceci serait en fait assez flippant s’il ne s’agissait pas de marionnettes de castors hilarantes. Cet étrange mélange fait qu’on reste en permanence entre l’éclat de rire et le dégout. Et c’est assez génial.

Here's Johnny !!

« Here’s Johnny ! » Shining 2, l’attaque des castors zombies !!

Les interprètes eux se régalent à jouer les personnages ultra stéréotypés du genre. On aura donc du jeune lycéen décérébré libidineux (éternelle chaire à canon des films d’horreurs depuis « Massacre à la tronçonneuse »), un vieux chasseur chevronné, ou encore des Hillbillies en camionnette. Chacun joue très sérieusement son personnage, craignant la morsure fatale qui pourrait les changer zombies. D’où ce sentiment de temps à autre de vrai film d’horreur qui part en cacahuète.

La colline a des dents...

La colline a des dents…

Vous voilà prévenus « Zombeavers » va vous éclater de rire par sa manière unique de mêler sérieusement les figures imposées du genre et le pastiche des nanars d’horreur. Hyper drôle, complétement what the fuck, et jamais ennuyeux, Zombeavers c’est la rencontre improbable entre la nuit des morts vivants, et les Muppets sous acide. Déjà culte !

Zombeavers
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